Le KunstenFestivaldesArts à Bruxelles, c’est aussi la découverte de troupes aux moyens dérisoires issues de cultures lointaines, à 100 000 lieux de nos standards occidentaux. Ce fut le cas cet après-midi avec « Pression / Impro-visé_2 », du chorégraphe congolais Andréya Ouamba. Nous nous installons au Théâtre 140 pour un huis clos avec des danseurs sénégalais, sur quelques notes de musiques, deux caissons de bois, du papier journal, un abri modeste. On est loin du faste de Meg Stuart ou Bock&Vicenzi.
Ici, le corps se donne en spectacle. Une femme et un homme s’éveillent tout doucement, certains mouvements s’improvisent quand d’autres s’enchaînent à la faveur d’un rayon de lumière ou d’une note de musique. Une danseuse pour un homme, puis, plus tard, ils sont trois. La Sénégalaise, si frêle pourtant, assure brillamment cette heure trente de chorégraphie. Eux jouent de leurs muscles, elle, nous emporte par la puissance, tout en simplicité, de ses enchaînements.
La compagnie 1er temps nous a offert une métaphore de ce qui se joue sans doute dans le quotidien Africain. Étrangers que nous sommes, à défaut d’en déceler le sens ultime, nous nous contenterons d’apprécier la poésie de corps qui se donnent à voir sans artifice, parfois même avec dérision.

Peggy Corlin – Bruxelles.

Photo: © Hilde De Windt – Academie Anderlecht

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