« En Sourdine » démarre. Le titre est plutôt d’actualité. Cette chorégraphie de 25 minutes d’Emilio Calcagno et Olivier Dubois s’articule avec l’univers de Stéphane Blanquet, dessinateur. Le début est plaisant : un petit bonhomme danse comme une marionnette, se métamorphose en détective, dessine sur le miroir. Une oreille en sort et se contorsionne sur scène. Notre petit homme enlève son imperméable et se transforme en œil. S’opère alors la rencontre entre l’œil et l’oreille. Mais la magie n’opère plus. Les costumes paraissent lourds a tel point que les danseurs paraissent corsetés, enfermés dans la BD alors qu’ils aimeraient tant danser ! C’est la principale limite de ce spectacle : la danse est bande dessinée. Or, la danse trouve sa place quand elle donne du sens au fond. Mis au même niveau que la forme d’une BD, elle adopte ses codes. L’oreille et l’œil sont comme côte à côte et ne se rencontrent pas. A l’image d’une danse qui passe à côté d’un nouveau concept.

Les institutions manquent décidément de créativité dans ce pays. Trop sourdes?

A lire "L’after / Before" de ce spectacle!

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