Cher Tadorne,

Je t’écris pour te recommander laCompagnie des Transe-mutants que j’ai récemment vu danser au Théâtre de Saint Malo.
En collaboration avec l’association de musiciens « Un bruit qui court », la Compagnie a interprété « Le Sacre du Printemps », un difficile ballet du répertoire classique (ou déjà contemporain ?).
Lors d’une répétition publique au Centre National de la Danse de Pantin, Tristan Edelman, le chorégraphe, avait expliqué qu’il s’était attaché à faire abstraction des nombreuses mises en scènes précédentes.
Il en résulte un travail original, calqué avec précision sur la partition de Stravinsky.

Tadorne, je te conseille cette Compagnie car je sais que tu aimes découvrir de nouvelles formes artistiques.
En étant à la fois accessible par la drôlerie de certaines situations –le techno-man hystérique qui fit rire les enfants-, et provocante -l’orgie géante de tous les danseurs-, la danse transe-mutante est différente.
Avec une énergie brutale, proche des arts martiaux et des danses tribales, les transe-mutants explorent une forme chorégraphique peu présente en danse contemporaine.
Pour autant, le travail sur le ressenti, la pantomime qui traverse les danseurs, ne se retrouvent pas non plus en danse modern jazz.
Aller voir les Transe-mutants c’est donc accepter de changer le regard que l’on porte habituellement sur la danse.
C’est aussi prendre plaisir à voir danser Johanna Classe, dont la présence est telle que l’on s’étonne parfois de ne regarder qu’elle.


Elsa Gomis – Paris.

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