Archives mensuelles : février 2006

C'était mon premier festival des Hivernales en Avignon. Pour sa 27ème édition, le thème fédérateur était la transmission, concept complexe s'il en est. A l'heure du changement générationnel en cours dans de nombreux secteurs (les baby-boomers partent à la retraite), le festival était dans l'air du temps. Il a fait preuve, à mon sens, d'une modernité étonnante en positionnant au coeur de la manifestation le lien entre les générations, les cultures, au moment où celui-ci est malmené par le contexte politique, social et économique. Alors que je suivais pour… lire la suite

 

Je ne m'attendais pas à cela, à une telle rencontre. Après le spectacle éblouissant de Susan Buirge vue en Arles mercredi dernier, voilà que ce festival me transmet un autre cadeau : Claire Heggen. Cette artiste décide de créer sa biographie de mime, de danseuse, de pédagogue, sur scène ! Non par exhibitionnisme, mais pour nous transmettre les fragments de sa vie pour nous aider à recoller les nôtres !

Claire Heggen construit un spectacle complet (théâtre, danse, vidéo) à partir d'objets flottants miraculeux.
Des cubes en bois, petits cailloux semés ici et… lire la suite


Il y a foule ce soir aux Pénitents Blancs pour assister au dernier spectacle des Hivernales. Elsa Wolliaston est la tête d’affiche. La lecture de sa riche biographie suscite mon attente. Vais-je faire une rencontre ?

Ce ne sera pas avec cette pièce là. Elsa Wolliaston trône tel un roi africain sur son fauteuil, couverte de peaux de bête, presque emprisonnée à l’image des tiges de bambou qu’elle enlève soigneusement. Elle se libère de ce poids et entreprend de faire le tour de la scène. Elle mime la douleur, le cri… lire la suite

Il est 21h30 et c’est mon 5ème spectacle de cette folle journée d’Avignon ! J’aurais pu assister à une belle oeuvre. Un danseur, « chorégraphe » aujourd’hui, nous raconte sa vie, marquée dès l’enfance par la maladie et par le rêve de danser coûte que coûte. J’aurais pu assister à cette narration faite de beaux extraits de danse, de textes joliment ciselés, d’hommages pédagogiques aux chorégraphes rencontrés sur la route. J’aurais pu voir ce que les grands noms de la danse avaient transmis à Fabrice Dugied ; ce qu’il était en mesure aujourd’hui… lire la suite

Samedi 25 février 2006, 17h,  dernière journée des Hivernales. Après « l’Encontre » de Cré-Ange, me voilà salle Benoît XII pour cette œuvre Danoise. La salle est comble. Je n’ai aucune attente, comme plombé par le spectacle précédent ! Je lis « Libération » en attendant. Notre Ministre de la Culture y donne une interview. Etonnant de constater à quel point il  s’enferme dans ses certitudes avec si peu de créativité!

Le rideau se lève ; des lampes flexibles entourent un tapis de laine avec sept danseurs en ligne. Ils chantent doucement… lire la suite

Cette pièce fut présentée en 1989 aux Hivernales ; 20 minutes d’applaudissements, dixit la bible. Avec une telle pression, public et artistes sont donc au rendez-vous !

Deux hommes sont sur scène dans un décor de cinéma. L’effet est joli. Pour le reste, même au premier degré, je n’arrive pas à rire de ces pitreries (empruntées à l’univers d’Arold Pinter, de Ionesco et de Charlie Chaplin) qui, 17 ans après, semblent avoir pris un sacré coup de vieux. Je ne suis pas sur qu’il soit pertinent de voir Charles Cré-Ange danser ; il ne… lire la suite

A l’heure du thé aux Pénitents Blancs, « Visitations » est « un programme de solos qui pour la plupart ne m’appartiennent pas et que je m’approprie », dixit la danseuse, Julia Cima.
Dominique Bagouet, Isadora Duncan, Merce Cunningham, Vaslav Nijinski forment un beau programme. Mais voilà…je suis très mal installé. Je ne vois pas correctement le plateau et je suis fatigué.
Je sens qu’il se passe quelque chose mais je n’arrive plus à me tortiller pour observer cette jeune danseuse. A la fin du spectacle, « Le sacre du… lire la suite


Après le burlesque « Mi Non Sabir », l’entracte de 15 minutes n’est pas suffisant pour se préparer à ce qui va suivre. On nous distribue parcimonieusement quelques boucles Quies pour nous protéger du bruit.

« Night Moth » débarque avec la jeune chorégraphe praguoise, Petra Hauerova. Me voilà transporté dans un environnement techno avec son lot de « patapoum » et de  faisceaux lumineux ! Mes tympans souffrent mais mon imagination est sollicitée ! Les jets de lumière dessinent une toile avec au cœur notre danseuse en araignée. C’est inventif, amusant…et très… lire la suite

Quelle agréable surprise cette soirée des Hivernales à la Salle Benoït XII, avec Karine Ponties, chorégraphe belge, pour « Mi non Sabir » !
Quatre danseurs tchèques sont sur scène : tous en petite tenue dont un avec une serviette autour de la taille. Devant nos yeux ébahis, ce quatuor va se livrer à un exercice burlesque, où près du sol et des corps, ils vont modeler leurs rapports humains.
Il faut les voir s'emboîter les uns dans les autres pour avoir le leadership, se montrer terriblement puérils lorsqu'ils veulent individuellement montrer… lire la suite

C’est une rencontre qui datera. J’ai découvert la danse en 1998 à l’occasion d’un spectacle d’Angelin Preljocaj. Depuis, les festivals ont modelés mon regard, mes attaches. Hier soir, au Théâtre d’Arles dans le cadre des « Hivernales », j’ai fais une magnifique rencontre : Susan Buirge, chorégraphe américaine, installée en France depuis 1970. C’est une danse minimaliste mais qui dégage une énergie étonnante, touchante, généreuse.

Le premier solo « En allant de l’ouest à l’est » par Nicole Piazzon déroute. Elle traverse horizontalement la scène. Elle avance pas à pas, déterminée.… lire la suite

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