Il est 22h et le public se presse lentement au Cloître des Célestins pour assister au spectacle de Christian Rizzo « Soit le puits était profond, soit ils tombaient très lentement, car ils eurent le temps de regarder tout autour ». La rumeur fait état d’une violent colère du public ! Je me sens prêt à accueillir un spectacle conceptuel, sans texte, à peine dansé.

 

Et puis…Un miracle…une création devant mes yeux accompagnée d’une musique rock – jazz, d’une danse qui soutient les modifications de l’espace. D’un monde linéaire symbolisé par la scène carrée, Rizzo modifie l’espace scénique en un nouveau monde où tout disparaît pour réapparaître ; tout est horizontal, en lien, quand un bouge, tout bouge. Même les objets ont une âme. Comme chez Castellucci, les forces du mal sont symbolisées par des danseurs dont on ne voit plus les visages et qui enterrent des corps dans des petites fosses. Une toute petite partie du public se lève…

 

Mon corps ne tient plus en place tant je suis happé par cette création. Un clown arrive (le même que chez Jan Fabre ?!) et j’assiste au nouveau monde…J’ai envie de descendre sur scène…Je frissonne, je me tord…et ce matin, je n’arrive plus à écrire…Cela ne s’explique plus.
En ce dimanche matinal, je me sens si différent, prêt pour de nouvelles expériences. Avec l’espoir que du puits naîtra le fleuve…

 

Date à venir:

Le Havre le 13/05/2006

http://www.levolcan.com/

 

A lire le bilan du Tadorne sur le festival d’Avignon 2005.


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