Il était temps…Je commençais à m’ennuyer depuis le festival d’Avignon 2005 ! « L’idiot » de Dostoïevski, beau texte traduit par André Markowicz et mise en scène par Antoine Bourseiller a fait souffler un vent de modernité au Toursky. Les comédiens sont attachants de sincérité, de modestie, avec une mention toute particulière à Jade Duviquet qui donne à Nastassia Philippovna un charisme a faire chavirer le cœur des hommes…même les plus durs ! Alexandre Ruby, en Prince Mychkine, est troublant de vérité quand il traduit les sentiments secrets de ses interlocuteurs. Et puis, il y a cette mise en scène d’Antoine Bourseiller ! La pièce, structurée en différents petits actes, permet des changements de décor (le jeu avec l’espace traduit la complexité des sentiments) pendant que le public est éclairé par des projecteurs…bleus ! Ces différents intermèdes donnent un rythme soutenu à la mise en scène, comme si le Prince Mychkine, pour mieux scruter nos secrets, devait nous éblouir d’une lumière bleue. La voix de Suzanne Flon accompagne un moment de vidéo de toute beauté. « L’Idiot » devient par la magie d’Antoine Bourseiller et de ses acteurs, une pièce d’une grande modernité.
Nous aurions besoin d’un Prince Mychkine plutôt que d’un monarque vieillissant, sourd et aveugle. Mais…je m’égare !

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