"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.
La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.
Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.
Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.
Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.
Le lien fut très fort avec Olivier Py (« Les vainqueurs »), Jean François SivadierLa mort de Danton »
(« ; « La vie de Galilée »), Jan Fabre (« L’empereur de la perte ») et Arne Sierens (« Marie éternelle
consolation »). J’etais en terrain connu (le théâtre) et pour chacun d’entre eux, c’etait un lien d’amitié, de reconnaissance, presque d’empathie avec ces metteurs en scène talentueux et
quatre acteurs magnifiques : Christophe Maltot, Nicolas Bouchaud, Dirk Roofthooft et Johan Heldenbergh. Ce fut quatre moments de théâtre où tous mes sens etaient en éveil, éblouis par tant
de talent, comme un enfant qui découvrait la première fois un numéro de cirque.
Il en fut tout autrement avec Thomas Ostermeier (« Aneantis »), Roméo Castellucci (« B.≠03 Berlin » ; « B.≠04
Bruxelles »), William Forsythe You made me a monster ») et Jean Lambert-Wild (« My story is not a loft »). («Dans ces quatre situations, point d’empathie mais un choc émotionnel. Entre les images métaphoriques de
Castellucci sur les forces du mal, la parabole de la guerre en Yougoslavie chez Ostermeier, l’évocation du cancer chez Forsythe, et le sadisme chez Lambert – Wild il y avait de quoi se
sentir en souffrance. Certains spectateurs avaient du mal à s’exprimer quand d’autres refuser de voir certaines évidences. Ces metteurs en scène ont quelque part changé mon regard au
monde, m’ont aidé à repérer des processus universels et à travailler mes résonances.
Avec Marina Abramovic (« The biography Remix » et « Brutal Education »), j’ose évoquer
le lien d’amour. Je ne connaissais pas cette artiste Serbe, encore moins ses performances et son histoire personnelle. Trés ému, j’ai trouvé chez cette artiste une force créative et vitale
incroyable. Cette rencontre sera mémorable. Et puis il y avait Mathilde Monnier. J’aime cette chorégraphe intimiste, exigeante et intelligente. Je l’avais rencontré au Théâtre de
Cavaillon où, après le spectacle (« Publique »), elle nous avez parlé à mots couverts de sa future création (« Frère et sœur »). J’etais persuadé que la Cour d’Honneur etait faite pour elle. Inutile de revenir sur son ratage. J’ai retrouvé ce
lien lors de « La place du singe » avec Christine Angot. Je ressentais la souffrance de Monnier, la détermination
d’Angot. Je les remercie de m’avoir aidé à voir la bourgeoisie autrement, loin des clichés véhiculés par certains idéologues. Ce fut un grand moment où la littérature a rencontrée la danse, où
la pluridisciplinarité tant voulue par la Direction du Festival a merveilleusement fonctionné.
La vidéo a parfois produit de beaux effets comme chez Jean-François PeyretLe cas de Sophie K ») et Louis Castel (« Federman’s ») mais la maîtrise parfaite de l’articulation entre le théâtre et l’outil vidéo s’est parfois faite au détriment de l’émotion. Au contraire de Joseph Nadj qui avec « Last Landscape » a une nouvelle fois démontré que la danse, la vidéo et le Jazz, faisaient merveille lorsqu’ils étaient porteur de sens.
Dans tous les cas, la pluridisciplinarité m’a obligée à dépasser mes résistances, à être acteur du lien. Où est donc l’imposture que denoncait une certaine presse...



Quel paradoxe ! Nous n’aurions pas eu ce festival hors normes sans eux, et c’est par leurs maladresses que le clivage d’un festival qui se voulait pluridisciplinaire est apparu.
Le projet du Tadorne pour
Marseille 2013

Vos prises de bec