Carte d'identité

  • : Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.
  • : 22/05/2005
  • Contact
  • Retour à la page d'accueil

Catégories

Le Tadorne migre vers...

 

 

visa.gif

"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.


lyon.png 

La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.


actoral.jpg

Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.


hic_6_6.jpg 

Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.


CouvProgramme2010.jpg 

Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.



Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /2007 10:19

Revoilà donc nos amis belges avec « In the wind of time » d’Isabella Soupart. Le KunstenFestivalDesArts de Bruxelles a produit ce spectacle qui, après coup, pourrait se révéler être l’une des rares pépites de ces Hivernales.


Ils sont six sur scène, dans un décor qui navigue entre un appartement moderne, une galerie d’art et le hall d’un centre commercial branché. Six à se chercher pour entrer en communication, quoiqu’il en coûte. Ils parlent l’anglais, l’italien, le français. Ce mélange des langues procure une belle musique sans pour autant donner une symphonie européenne. Dans cet environnement marchandisé, nos protagonistes ont de réelles difficultés de communication accentuées par un monde du travail toujours plus productiviste, par une société du marketing qui réduit le lien à la forme. Isabella Soupart traduit ce contexte avec brio.
La danse des hommes est inspirée du  
Kalaripayatt, technique d’autodéfense adoucie par leurs stratégies maladroites. Leurs mouvements décodent leurs désirs implicites et le décalage entre les positionnements défensifs et leurs paroles amuse. Si les hommes semblent garder la maîtrise du jeu, les femmes expriment leur magnifique féminité par les émotions et leurs capacités à aller d’un bout à l’autre de la scène avec fluidité et grâce !


Pour ouvrir la communication, Isabella Soupart parsème des fragments de dialogues d’œuvres littéraires et cinématographiques (Fellini, Giacometti, Thomas Mann,…), agrandit la scène vers d’autres espaces par la vidéo (où l’enfermement se substitue à la découverte, à l’audace, à la relation amoureuse). Mais surtout, Isabella Soupart fait de son plateau une fresque où  les corps deviennent modèle pour artiste peintre ou personnage d’un film de Fellini.

Malgré tout, si je ressens de l’inventivité dans la mise en scène, le propos me paraît peu innovant. À cet environnement marchandisé et productiviste, elle donne peu de clefs pour changer la communication autrement qu’en déplaçant la forme du lien vers l’art. Certes, c’est en soi un joli recadrage, mais ce n’est pas suffisant pour faire d’« In the wind of time » une œuvre de son temps. Quel étrange paradoxe et quelle prouesse d’avoir pu l’approcher alors que la programmation de ce festival n’est pas à « la prise de tête » !

 

 

♥ "In the wind of time" d'Isabella Soupart a été joué le 26 février 2007 dans le cadre du Festival "Les Hivernales" d'Avignon.

A lire la critique de sa dernière création présentée au KunstenFestivalDesArts de Bruxelles le 16 mai 2007, "K.O.D. (Kiss of Death)"

Partager     - Voir les 0 commentaires - Par Tadorne
Ecrire un commentaire - Publié dans : DANSE
Retour à l'accueil

Related Posts with Thumbnails"Le spectateur doit payer non pas pour consommer quelque chose mais pour travailler à définir son désir".

Jérôme Bel - Chorégraphe.

Tadorne et Marseille 2013

 

Le projet du Tadorne pour Marseille 2013

Marseille-2013

Vos prises de bec

Les vidéos


Les syndications

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés