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  • : Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.
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Le Tadorne migre vers...

 

 

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"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.


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La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.


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Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.


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Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.


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Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.



Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 18:54
Nous nous sommes croisés lors du Festival « les Hivernales » en Février dernier. Puis Facebook a entretenu le lien. A Avignon, nous avons échangé, mais c’est l’écrit qui nous a reliés. Elle publia un texte sur Maguy Marin sur Facebook et puis…

Je vous présente trois écrits d’Elsa. Elle n’écrit pas sur les œuvres, mais d’après elles. A savourer.

 

Autopsie de la suggestion

(D’après « Description d’un combat » de Maguy Marin)

 


Bleu Or Rouge. Carmin Roi Religieux. Théâtre à l’Italienne et couleurs de pouvoirs. Ah, oui ? Vous nettoyez la scène avant de pouvoir commencer à danser ? Mais, après une telle cérémonie, tout mouvement brusque ou fluide ou incitant un déplacement inopiné porterait à la rigolade. On aimerait des cris des pleurs des lamentations mais les morts sont trop vieux, et quoiqu’on les ai aimés célébrés vénérés pleurés, on recommencera avec d’autres, ne serait-ce que pour avoir le loisir de pleurer de nouvelles pertes de vivants.

S’il y avait danse, elle se trouvait sûrement dans les mots, tirés de l’Iliade peut-être, ou alors de la mémoire collective qui sait. Ces mots qui valsent de corps en corps, venus de l’ombre qui se détachent difficilement, pour marquer telle ou telle impression dans des esprits contemplatifs de l’horreur qui se dévoile jusqu’à appartenir au patrimoine commun.

La compréhension est rapide, l’assimilation longue. Et forcée. La suggestion première découpée disséquée appuie chaque seconde plus la honte de notre sublimation de l’horreur.

 

Pour que mon corps se torde.

(D’après « Des témoins ordinaires » de Rachid Ouramdane le 18 juillet 2009)

 

Ceci n’est rien qu’un mot.

Ceci n’est rien qu’un geste.

Rien que des gens qui gesticulent parlent et vivent.

Comme moi

comme moi.

 

Ceci n’est rien que le côté sombre de leurs vies.

Qu’ils ont choisi de partager.
Et qui serais-je pour en juger ?

 

Accepter. De regarder les autres. Encore.

Rien qu’un peu rien qu’alors.

 

Des mots des gens des gestes, tous les jours accumulés assemblés digérés.

Ecoute de l’histoire de l’autre, diversion distraction.

 

Et toutes ces années à apprendre à tordre mon corps, à quoi servent-elles ?

Et tout ce temps pour qu’un mot sorte, sera-t-il oublié ?

Qui suis-je pour juger ?

Écoute-moi écoute moi, je ne te le redirais pas.

 

Alors. Les corps se tordent imperceptiblement. Les corps vrillent tombent tuent terrassent.

Sombrement. Sourdement. Délicatement.

Les corps deviennent monstres mais montrent qu’ils sont honnêtes. Reprennent leur marche. Reprennent notre marche.

Les corps sont et deviennent les corps étaient et reviennent mon corps s’excuse de ne pas souffrir par la faute d’un autre corps leurs corps

transmettent la folie collective ou le corps, mon corps, leurs corps, le corps marchant le corps boitant le corps perdu

est mis à mort.

 

L’égo vide

(d’après « Le Livre d’Or de Jan » d’Hubert Colas)

 


Une poétique du vide. L’empreinte par l’absence. Retournement égoïste. Qu’est-ce qui reste quand on part ?

Des questions habituelles, des personnages comme on en rencontre tous les jours, peu sympathiques en somme, un absent que l’on croirait presque reconnaître. Un groupe d’amis qui eu pût être le mien, dans un ailleurs temporel.

Des égos qui se font écho. Résonances solitaires puis discordances absurdes pour créer le chaos –rappel que l’on ne connaît pas l’ailleurs où l’autre est parti.

Que reste-t-il de l’autre ?

Il me restera la scénographie, panneau fluctuant des visibles invisibles virtuels qui découpe notre vision d’ami presque intime de ces êtres que l’on ne recroisera pas. Comme dans mes déambulations journalières, comme dans ces fêtes solitaires, comme au bureau, comme.

 

Elsa Belhomme.

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