Partager l'article ! Washington – Paris – Mens – Avignon- Brazzaville - Gennevilliers (2/2): le projet du blog « Le Tadorne ».: Nous avions beaucoup aimé, « ...
Nous avions beaucoup aimé, « Nos enfants nous font peur quand on les croise dans la rue » par David
Bobée.
Sur son invitation, nous sommes revenus le 7 février au Théâtre de Gennevilliers pour une nouvelle représentation dans le cadre d'une soirée de parrainages citoyens envers les sans-papiers. Fidèle à l'esprit de la Révolution Française, cette soirée fraternelle fut un acte de résistance. Des spectateurs se sont regardés, des enfants ont pu courir dans un théâtre, des étrangers ont pu sourire sur un plateau, et finir par applaudir debout l'œuvre percutante, généreuse et fébrile de David Bobée et Ronan Cheneau.
Le puzzle qui s'est agencé au travers du précédent article a donc dessiné la route. L'impulsion fut donnée par Martine Silber, auteure du blog Marsupilamima, pour renouveler notre écriture de blogueur lors du prochain Festival d'Avignon.
La demande fut formulée par Pierre Quenehen, directeur du festival de Mens alors!, pour articuler la parole du public avec le blog du Tadorne.
Des professionnels du social et de la culture des collectivités locales nous ont contactés pour penser avec nous leur positionnement afin de créer une relation plus ouverte, plus créative envers le public.
Au final, le metteur en scène David Bobée a semé le doute puis suscité le désir de nous ouvrir autrement.
Ainsi, nous décidons d'orienter le blog « Le Tadorne », non plus vers une seule forme d'écriture, mais vers des contributions croisées (débats entre spectateurs notamment). Dans les prochaines semaines, nous allons :
- Créer différents groupes sur Facebook pour mettre en réseau les spectateurs, les artistes, les festivals, les institutions;
- Créer un forum pour croiser les expériences d'articulations et de mise en lien créatives qui dépasseront le seul cadre culturel ;
- Ecrire non plus sur ce que nous voyons (bien, pas bien) mais sur ce que nous articulons ;
- Nous appuyer sur un nouveau moteur de recherche, celui d'Un Air de Théâtre, pour avoir une vision globale des différentes contributions des blogs culturels.
La notoriété du blog « Le Tadorne » nous permet maintenant d'offrir un espace d'expression à tous ceux qui sont engagés dans une parole et des actes décloisonnants.
Le lieu du lien.
Le lieu de la proposition et de l'action.
En clair, nous souhaitons fabriquer un outil de travail, un levier pour ensemble créer sur le terrain des articulations créatives.
« Le Tadorne » a besoin de tous ceux qui ont choisi une communication transversale pour :
- Promouvoir les artistes qui accompagnent notre société à changer de paradigme (des schémas rationalistes enfermants au modèle ouvert de la communication circulaire ; de la pyramide au cercle).
- Articuler les fonctionnements institutionnels aux processus décloisonnants de la création artistique.
- Elargir les publics par une vision circulaire de la communication à partir de valeurs rassembleuses.
Cette démarche porteuse de sens est à nos yeux le moteur de la croissance dans un monde immatériel.
Pour travailler nous choisissons six axes d'inspiration :
- Les réflexions du philosophe Bernard Stigler : la culture est le moteur du développement ; la figure de l'amateur éclairé qualifie autrement le spectateur ;
- La pensée d'Edgar Morin : intégrer la culture dans le cadre d'une politique de civilisation ;
- Les travaux du sociologue Michel Maffesoli sur la postmodernité ;
- La cinéaste et plasticienne Agnès Varda, auteure des « Plages d'Agnès »: la sincérité, le lien de confiance, la créativité et la liberté ;
- « Le cœur glacé » roman d'Almudena Grandes, David Bobée metteur en scène de "Nos enfants nous font peur quand on les croise dans la rue" : la rage, la volonté de dépasser l'inacceptable ;
- « La mélancolie des dragons » Philippe Quesne et « Les Sisyphes » de Julie Nioche : l'éloge à l'inutile comme acte de résistance et de création.
Rendez-vous en Avignon, à Mens, dans votre collectivité, chez vous.
« L'avenir n'est pas ce qui va arriver, mais ce que nous voulons faire » (Bergson).
Elsa Gomis - Pascal Bély
www.festivalier.net
elsa.gomis@gmail.com - pascal.bely@free.fr
Pascal
Juste une précision rapide suite à une incompréhension ce matin : il semble qu'il va y avoir un appui sur le nouveau moteur de recherche, mais aussi sur les forums d'un air de théâtre : il ne sagit pas d'en créer un nouveau, mais de s'appuyer sur un forum existant et de le développer dans le bon sens
je comprends ta question
la place de mens alors ! dont je m'occupe là dedans ?
une place à inventer par vous
c'est pluto l'occasion de s'emparer d'un festival
Mens alors ! propose des pistes : embarque des artistes, des partenaires mais aussi des bénévoles, des bénévoles, des bénévoles et des publics, pour qu'ils se mélangent et se confrontent et repoussent la frontière d'un art qui se mouille
un hasard ? pas vraiment on est pas une institution
pluto tous militants
mais au bout de 7 ans ce coups de pouce ou d'air du large du tadorne et de vous me met pluto plein de courage pour repousser encore les limites
a suivre
Sur mon blog, j'essaye de donner des pistes mais plus de dire si cela me plaît ou pas.
Si on est en désaccord, c'est qu'on n'est pas sous la dictature d'une pensée unique.
Je vais sur mon blog et ailleurs, essayer de renouveller la façon de s'en servir. Cad pas seulement la chose écrite. Risque d'ennui, d'illisible etc. Je n'en dis pas plus pour le moment parce que ce n'est pas simple à faire et que je préfère montrer du produit fini ou du moins c correct.
C'est un projet qui émerge en marchant. A force de cloisonner la pensée de l'action (comme si penser était une position statique, non agissante!), on produit un immobilisme effrayant, une non prise de risque. Ecrire ce projet nous a demandé du travail, de l'engagement, de mouiller notre chemise.
Nous attendons des idées, des propositions...
En voilà une idée pour Mens! Introduire les bébés
a bientôt
Marie.
effrayant cette phrase.elle empêche de rêver
il n'est question que de chemin...
concernant l'action, ....550 articles écrits, des milliers de kilomètres parcourus, dix festivals couverts par le blog, un projet avec le Festival Fais d'Hiver en 2007, ma participation au réseau scènes2.0 et l'impulsion donnée pour réunir les blogueurs, des engagements auprès d'artistes, des prises de risque dans ma parole de spectateur, ....
et croyez moi derrière chaque parole de mens alors il ya des actes, des actes décuplés par les actions concomitantes entre le 30 juillet et le 1er aout 2009, on va passer de 5 à 80 en un e journée et chacun soudain ira de son énergie, qui rejaillira sur 80 autres interlocuteurs etc. comment saisir et traiter cette énergie par le blog
comment prendre de ce souffle un souffle d'air ?
je crois que c l'un des aspects du projet
sur place quelle est alors l'articulation entre celui qui fait oeuvre et celui qui voit écrit... ?
sur le web celui qui écrit est l'acteur et le lecteur est alors dans une 3e dimension ? Sans doute plus simplement celle de l'écrit
la démarche quitte alors le fait, l'action sur le terrain ?
peut elle agir sur le terrain et comment ?
ça c une question à discuter ?
Ce projet ne s'appuie que sur des institutions ouvertes. Les autres, on ne les voit même pas:)
D'autre part, la mise en réseau des spectateurs peut très bien s'afffranchir momentanément des institutions (c'est le rôle de l'internet). A elles aussi de s'en saisir; il y a paraît-il des responsables des relations avec le public pour ça.
Yes, we can.
On ne devrait pas parler ici de projet à venir mais bien de continuer ce qui est déjà en train de s'écrire.
Nous sommes entrain de retrouver l'urgence de la pensée critique délaissé par les médias traditionnels.
Il faut de nouveau voir nos spectacle comme des supports à la pensée, à l'élaboration d'idées, au dialogues, aux contributions croisées, à l'enrichissement collectif, au bien public... Et surtout plus oeuvre en soi.
Il nous faut impérativement désacraliser les spectacles et les considérer comme des fragments incomplets qu'il est important d'articuler, de recomposer, de prolonger, en créant des liens, des mouvements de pensées au delà du temps et de la géographie.
Les artistes se foutent d'être aimé ou pas, ils ont juste besoin de penser et d'être pensés.
Vous êtes, nous sommes, déjà entrain de dépasser les blogs habituels de spectateurs qui partagent simplement des impressions et des comptes rendus de spectacles ; vous êtes, nous sommes, déjà entrain d'interroger la critique professionnelle incapable d'exploser ses propres cases, ses espaces de plus en plus réduits, ses obligations de rendement, ses enjeux de pouvoir, incapable de tenir une parole engagée dans l'espace publique et d'oser générer des idées.
Vous, nous mesurons la vraie capacité du net : offrir un espace d'échange passionnant qui se situe entre l'oral souvent léger, éphémère et inconséquent et l'écrit souvent lourd, sacralisé et lié au pouvoir.
C'est déjà commencé : des paroles et des écrits comme des actes.
Marie vous allez être ravie car à Mens cet été la chorégraphe Sara Orselli propose un atelier parents-enfants. Vive la blogosphère!
amicalement votre, fabien spectateur pas assez éclairé mais éclaireur à ses heures