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  • : Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.
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Le Tadorne migre vers...

 

 

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"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.


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La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.


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Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.


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Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.


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Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.



Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 08:29


Associer le spectateur au processus de la création est désormais habituel pour un lieu institutionnel. On participe régulièrement à des étapes de travail, des répétitions, durant lesquelles on se retrouve en situation de spectacle. Nous pensons alors avoir accès à l'inédit, à ce « quelque chose » que nous sommes seuls à voir. C'est souvent un temps répété dont la spontanéité est quasi absente.

La newsletter du « Ring », théâtre en Avignon, proposa le mois dernier d'assister à un travail de création, « en construction », de l'écriture jusqu'à la livraison finale lors du prochain Festival Off 09.  « Les culs de plomb », écrit par Hugo Paviot, mise en scène par Marie Pagès, avec David Arribe, Aïni Iften, Sophie Stalport et Coralie Trichard, se laisse donc voir dès sa genèse.

Tout commence à l'envers. Marie Pagès nous accueille et présente toute l'équipe artistique. Comme une fin de spectacle, les voici en ligne, prêts à saluer.

Personne ne sait le déroulement de la soirée, sauf qu'il va lever le voile sur son écriture. Les acteurs et le metteur en scène sont alors à la merci de l'auteur. Nous aussi. Mais comment  articuler un travail relevant de l'intime avec des comédiens?

Hugo Paviot prend la parole, nous raconte la rencontre avec Marie, leur envie de travailler ensemble, leur complicité, ce qu'il est, ses lectures, ce qui le nourrit. Il fait des tentatives avec les comédiens, avec Marie Pagès, afin de nous donner la substance même de ce que pourrait devenir le texte en écriture. On touche à l'inexplicable, au « pourquoi ».

Des essais imaginés prennent forme et la spontanéité fait son œuvre : des images de guerre, des mots, la musique de Barber. La confiance s'installe. Ce moment de partage nous embarque tous, sans savoir où nous allons.

Après une heure de discussion autour de « la cuisine de l'auteur », Marie Pagès clôture. Est-ce la première scène ?

Ce soir-là, le théâtre retrouve de l'âme, car il concilie spectateur et créateur. Une réponse à la crise ?


Laurent Bourbousson.

www.festivalier.net


Cette première session intitulée "La cuisine interne de l'auteur" a été présentée le 9 janvier 2009.

A venir, le second volet : La livraison du "premier jet de la pièce", le vendredi 13 février au Ring - Avignon

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