"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.
La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.
Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.
Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.
Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.
On a frôlé l'explosion. La révolte. L'envahissement du plateau. Au Théâtre du Merlan, il se passe toujours quelque chose. On a hâte d'être en 2013 quand Marseille sera capitale européenne
de la culture ! Pensez donc. Alors que « Le Grand Nain » de Philippe Eustachon et Jambenoix Mollet, programmé dans le cadre du Festival ACTORAL, est terminé depuis
dix minutes, les enfants emmenés par leurs instituteurs et professeurs continuent de manifester bruyamment. Certains adultes se plaignent : «mais enfin, on ne peut pas les faire taire pendant
le spectacle ?». Cette œuvre, largement soutenue par la critique (Télérama, Mouvement),
est bousculée ce soir par des enfants et des handicapés mentaux qui à coups de cris et de remarques intempestives ont métamorphosé cette pièce, rencontre de Robinson Crusoé et de Vendredi par
temps de catastrophe, en théâtre de guignols (happenings et jeux de cache-cache compris). Les gosses se marrent, certains adultes beaucoup moins. Là où les enfants m'invitent, j'ai préféré rester
à côté malgré les vingt premières minutes prometteuses.♥♥♥♥♥♥ "Le Grand Nain" de Philippe Eustachon et Jambenoix Mollet a été joué le 9 octobre 2008 dans le cadre du Festival ACTORAL.
Tout commence par un bruit assourdissant et une explosion. Le chaos frappe à nos portes. Il s'agit d'une catastrophe,
d'un tremblement de terre, d'un "tsunami". Il arrive, lui, l'informe, le difforme, le nous. Au milieu de sa pièce dévastée, il nous regarde, range ses affaires en désordre, ouvre ses placards
d'où proviennent des sons de rues, de radio. Tout n'est pas mort. Ouf, nous sommes sauvés. Lui, c'est le "Grand Nain". Nous sommes chez lui, du moins ce qu'il en reste, ce qui reste de notre
monde.
Invité à revisiter le mythe de Robinson avec la compagnie Anomalie, j'avoue patauger dans l'incompréhension avec cette entrée en matière. Je ne sais plus quelle direction prendre pour donner du
contenu à ce début périlleux, ni quoi raconter de mon histoire pour m'intéresser à la scène. Tout me semble cinématographique dans cette proposition. « Le Grand Nain » m'évoque
Pingouin dans "Batman", sa voix métallique à celle de Wall-E, et l'atmosphère à un film de peur, genre "La colline à des yeux", ou autres titres de films de série
B.
L'apparition de l'autre, dont le corps est découvert sous un amas de terre, n'arrange rien. Je poursuis alors mes liens cinématographiques : je l'imagine Mowgli dans "Le Livre de la
jungle" ou dans "L'enfant sauvage" de François Truffaut.
Je reste sur le côté à écouter les dires du public scolaire qui forme le plus gros des spectateurs.
Définitivement à côté.
Le projet du Tadorne pour
Marseille 2013

Quelle déception !!
La magie n'a pas opéré. Il manquait quelque chose : les comédiens étaient d'un côté et nous de l'autre, mais il n'y avait pas vraiment de partage.
Les enfants présents ?? et bien ma foi, n'est ce pas ce qu'on appelle la démocratisation ? Est-ce que l'on préfère les salles bien sages... qui finalement n'ébranlent ni les acteurs, ni le public (on veut bien partager mais seulement si ça ne bouscule pas trop notre confort)
15 jours après, il ne m'en reste pas grand chose.
Dommage car le décor était prometteur.