La surprise est venue d'un solo époustouflant. Ivo Dimchev de
Sofia, incarné en Lili Handel (« blood, poetry and music from the white whore's boudoir »), diva de cabaret (ou d'une boîte de nuit gay ?), vendue au plus offrant. Ivo Dimchev nous offre
le meilleur d'un répertoire de cabaret, où le corps n'est pas seulement objet d'un jeu de transformation, mais une surface de nos réparations, de nos projections, à la frontière du biologique et
du sociétal (fait-il référence au VIH ?). Cette rencontre ne dure qu'une heure, mais elle est intense : en jouant sur différents registres, Ivo Dimchev dessine le portrait d'une Lili fragile
(notamment quand elle chante) et provocante quand elle danse avec ses fesses, où l'on aimerait s'y s'engouffrer pour y trouver du réconfort ! Ivo Dimchev interroge avec brio le "corps
marchandise" qu'on offre aux enchères (les putes ne sont pas toutes à pourchasser sur le trottoir de nos villes...). Avec Lili, le corps est «danse», les mots sont « théâtre ». La performance
jaillit dans cet interstice et l'on pense à Marina
Abramovic. Sidérant.| Revenir au sommaire |
♥♥♥♥♥♥ Cecilia Bengolea et François Chaignaud, "pâquerette". ♥♥♥♥♥♥ Les Slovaks, "opening night" ♥♥♥♥♥♥ Faustin Linyekula, "Future?". ♥♥♥♥♥♥ BAGco, "Changes". |
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