Est-ce le « In » qui m'aurait angoissé à retardement ? Pas le
festival...mais le titre d'une des installations où l'on voit un homme en costume cravate immergé vivant dans l'eau. À mesure que nous entrons, le silence est quasi religieux et le public se
tient éloigné. Puis, un brouhaha envahit l'espace. Les spectateurs s'approchent, scrutent le corps sous tous les angles (c'est sûrement la seule fois de leur vie qu'ils peuvent le faire avec un
inconnu et sans risques !). Le spectacle est saisissant. Je reste à distance. On ne sait jamais. Cet homme pourrait mourir devant mes yeux.
Est-ce « Duet » alors ? Ce sont deux danseurs, enlacés, dépendants,
en l'air, accrochés à une machine invisible. A deux, ils tournent dans le sens des aiguilles d'une montre (et inversement). La madame est sur le monsieur. C'est lui qui tient la dame. Elle tourne
autour de lui.
À moins que ce ne soit « Box ». Une sculpture de lampes à l'énergie
débordante qui me fait transpirer. Le texte est incompréhensible comme dans le théâtre de François Tanguy. J'étouffe. Première installation pour être dans l'ambiance.Pascal Bély
www.festivalier.net
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