Nous sommes dans une Scène Nationale et Claire Diterzi regrette l’apathie d'un public bien callé sur son fauteuil. Elle n’a peur de
rien quand elle nous apostrophe à la limite de l’insulte. “Cavaillon, vous êtes mous!” dit-elle, droit dans les yeux.
Sauf votre respect Claire, je suis au théâtre…Et il me plaît de ne pas me trémousser devant vous. Bien au contraire. Je vous ressens
comédienne chez Martial Di Fonzo Bo quand vous faîtes la “bimbo”, chanteuse et danseuse provocante chez Alain Buffard lorsque vous dansez lumineuse dans ce décor tout blanc,
choriste bulgare quand vous le suppliez de pouvoir “garder le chien” après la rupture.
Claire, il me plaît de vous voir au Théâtre, dans votre décor en carton-pâte meublé de canapés Ikéa et d’une table restée trop
longtemps au grenier. Car vous dépoussiérez tout sur votre passage même quand vous imitez la “vieille chanteuse” pour en faire la “Nouvelle Star” de M6! Je suis heureux d’être
avec vous, dans ce théâtre, lieu du rassemblement où “la musique adoucit les mœurs”. Vous nous faites un bien fou quand vous titillez notre oreille avec cette voix dont on se
demande si elle ne vient pas des profondeurs de notre imaginaire! Car je vous vois même en profiter, lors des “repas de famille”, pour monter sur la table et chanter les secrets
enfouis sous des tonnes d’album photos jaunies.
Claire, gardez-vous d’investir les Zenith ou d’autres salles aux relents de tabac froid. Faîtes comme Barbara, chantez “Oh!
Mes théâtres!” et vous verrez, nous serons “votre plus belle histoire d’amour”, votre plus beau “tableau de chasse”.
Nous sommes si doux. Comme des agneaux.
Pascal Bély
www.festivalier.net
♥♥♥♥♥♥ Claire Diterzi en concert au Théâtre de Cavaillon le 7 mars 2008.
VOS PRISES DE BEC