"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.
La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.
Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.
Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.
Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.
Il est impossible de parler de la danse.
Ce n’est pas une raison pour en parler n’importe comment.
Ce n’est pas une raison pour en parler en employant des mots pré-pensés, qui se reproduisent ad nauseam de textes en textes, tels des pièges à connivence, des points de repères trop
rassurants, vidés depuis longtemps de toute substance.
Ecrivons autrement.
Pensons autrement.
Pensons.
Je propose donc à mes camarades blogueurs d’adhérer à la chartre suivante, et de proscrire désormais de nos textes autour du spectacle vivant les 7 termes suivants:
Questionner
N’écrivons plus : « en sortant de la scène, Eric Bernard-Jean questionne son rapport à l’espace fictionnel »
N’interrogeons que des êtres pourvus d’intelligence, donc susceptibles de nous répondre.
Laissons l’usage de ce terme aux professeurs et aux policiers.
Interroger
Même faute, Même punition
Champs
N’écrivons plus: « Pendant 5 heures, Eric Bernard-Jean entreprend l’épuisement des champs narratifs »
Laissons l’usage de ce terme aux agriculteurs.
Mettre à nu
N’écrivons plus : « La danse met le danseur Eric Bernard-Jean à nu et révèle son être intime »
Rendons l’expression à Edgar Poe et Charles Baudelaire.
Produire
N’écrivons plus: « Eric Bernard-Jean parvient à produire du rire avec de la danse » ou «le corps n’est produit qu’en se produisant »
Laissons l’usage de ces termes aux industriels.
Convoquer
N’écrivons plus: « Avec Eric Bernard-Jean, la danse convoque l’ensemble des arts de la scène »
Laissons l’usage de ces termes aux proviseurs et aux Assedics.
Intime
N'écrivons plus: « La performance d’Eric Bernard-Jean traverse la notion d’intimité et ses différents modes de représentation dans le monde contemporain. »
Laissons l’usage de ce terme aux gynécologues.
Tolérons ces termes uniquement quand employés dans leurs usages premiers.
On continuera, à regret, à user des mots « corps » et « texte », trop lus, mais difficilement substituables.
En veillant à ne pas en abuser.
J’engage tous mes amis spect-acteurs, et au-delà, à signer ce manifeste du 9 mars 2008.
Sont aussi les bienvenus dans cette démarche les journalistes professionnels, les artistes qui s’expriment quant à leurs travaux, les responsables de lieux, leurs porte-plumes et de manière
générale tous les acteurs de ce milieu amenés à produire -pardon, à rédiger- des textes à propos du spectacle vivant.
Guy - Un Soir Ou Un Autre
Signataire: Pascal Bély, Le Tadorne, www.festivalier.net
Le projet du Tadorne pour
Marseille 2013

Vos prises de bec