"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.
La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.
Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.
Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.
Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.
La chorégraphe Odile Duboc n’est plus. Une de ses œuvres, “Rien ne laisse présager de l’état de l’eau" m'avait bouleversé en 2008. Je me souviens des lumières de Françoise Michel et de l’état « liquide » dans lequel je me trouvais alors…Inoubliable…Cette danse sensible et éclaireuse va me manquer…
C’est alors qu’ils s’avancent, deux par deux. L’un soutient l'autre qui finit par se liquéfier pour tomber à terre. Le mouvement se répète. Je glisse. Mon regard
fuit, fixe, balaye, malaxe comme cette matière qu’Odile Duboc réinvente, telle une plasticienne. Une légèreté m’envahit. C’est magnifique comme un tableau de la renaissance; sublime quand ils
cheminent hésitants, habités d’une force collective, échappés d’une scène de “May B” de Maguy Marin. Progressivement, avec peu de
mouvements, Odile Duboc transforme le corps en œuvre d’art, aidée par les jeux de lumière emprunts de religiosité de Françoise Michel. Elle multiplie les petits espaces où les
couples sont statues, où le groupe se sculpte pour se mettre en dynamique. L’immobilité devient alors un fluide corporel qui se propage au collectif. Magnifique. C’est ainsi que je change de
territoire, où la scène est le liquide amniotique de mon imaginaire, où les hommes dansent comme des centaures, où l’animalité et l’humanité fusionnent et finissent par fluidifier mon regard
alors que je voulais conceptualiser. Avec cette œuvre, les affects sont à distance et me permet d’interroger mon rapport au corps.
Le talent d’Odile Duboc est de nous plonger dans les valeurs collectives du groupe comme espace du corps signifiant. Il n’y a rien de révolutionnaire dans le propos, mais cette interpellation est
une cure de jouvence. Au cas où nous aurions oublié que le corps n’est pas une marchandise.
Même si cela coule de source.
Pascal Bély
www.festivalier.net
"Rien ne laisse présager de l'état de l'eau" d'Odile Duboc a été joué le 28 février 2008 au Pavillon Noir d'Aix en Provence.
Le projet du Tadorne pour
Marseille 2013

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