Il y a foule au Centre de développement chorégraphique de Toulouse pour le dernier spectacle du festival « C’est de la danse
contemporaine », « Quatorze » de David Wampach. Son curciulum vitae est impressionnant et il bénéficie d’une excellente réputation s’il l’on en croit ses financeurs
et son public composé de professionnels de la profession.
Curieux, nourri du quatuor de Sylvain Prunenec vu la veille, je me sens prêt pour
entrer, divaguer et me laisser porter. Ils sont quatre, parés d’une seconde peau si transparente et opaque qu’ils paraissent tout à la fois statufiés et altérables. Deux garçons, deux filles
se métamorphosent dans une partie de cache- cache où la scène est à la fois coulisse, terrain de jeu, abri maternel et cachette pour des ébats amoureux. Les rires, les pleurs et les cris
envahissent l’espace sonore: on ne voit plus qu’eux, mais je n’entends rien, pas la moindre musique du sens. J’observe de dehors ce manège puéril, ce jeu subtil de lumières, ces émotions brutes
et je finis par m’interroger. Ce chorégraphe ne devrait-il pas travailler autrement ses peurs et ses fantasmes d’adolescent pour que « Quatorze » m’intéresse ?
Qu’aurais-je dû lâcher pour ressentir ce quatuor ? Après dix années de travail d’analyse, je ne vois toujours pas. C’est inquiétant mais je ne compte pas aller jusqu’à quatorze ans.
Pascal Bély
www.festivalier.net
♥♥♥♥♥♥ "Quatorze" de David Wampach" a été joué le 16 février 2008 dans le cadre du festival "C'est de la danse
contemporaine".
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