"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.
La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.
Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.
Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.
Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.
Ces dix œuvres furent essentielles en 2007. Elles tissent la toile fragile d’un patrimoine chorégraphique d’où
se dégage un humanisme qui donne sens à notre quête d’absolu dès que nous entrons dans un théâtre.
« May B » de Maguy Marin (cf. photo) a repris la route en 2007 après avoir été créée en 1981. Avec cette pièce intemporelle, la danse nous invite au
cœur de l’humanité pour continuer à défendre la « terre patrie » si chère à Edgar Morin. Je ne peux m’empêcher d’y voir une filiation avec la compagnie « Kubilaï Khan
Investigations » qui nous a offert avec « Gyrations of barbarous tribes », l’une des œuvres les plus puissantes pour redessiner les contours d’un monde dépassant
les clivages nord-sud. C’est ainsi que la danse puise dans l’humanité une force pour créer les ponts entre l’orient et l’occident qu’Héla Fattoumi et Eric
Lamoureux ont traduit avec talent dans « La danse de Pieze », puis Joseph Nadj et Dominique Mercy dans « Petit psaume du
matin ».
De son côté, le Festival Montpellier Danse a opéré pour les générations futures, une transmission essentielle en programmant un hommage à Dominique Bagouet puis en diffusant
« Meinwärts » de Raimund Hoghe. Le sida s’est donc invité en 2007, sans tapage, mais avec la ferme intention de rappeler sa
place dans l'histoire de la création chorégraphique.
2007 a permis à quatre chorégraphes de dépasser la frontière entre le beau et le sublime
comme une invitation pour le spectateur à se surpasser. Tandis qu’Anne Teresa de Keersmaeker avec « Steve Reich Evening » nous propulsait au cœur de la musique
chaotique de Steve Reich, Paco Décina avec « Indigo » nous proposait une itinérance pour explorer le corps dansé. Fulgurant ! Magnifique pari
d’avoir su faire confiance au lâcher-prise du public pour le laisser se "trans-porter" !
Dans la même veine, Gilles Jobin avec « Double-Deux » nous immergé dans le couple, sans jamais nous y enfermer, mais pour nous y inclure.
Majestueux.
Christian Rizzo avec « B.c, janvier 1545, Fontainebleau » n’est pas
seulement un chorégraphe. C’est le plasticien de l’inconscient. La danseuse Julie Guibert nous a tous « trans-percés » avec ses talents aiguilles. SUBLIME.
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Le projet du Tadorne pour
Marseille 2013

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