Les clignotants

Pour vous abonner à la NEWSLETTER  du TADORNE, inscrivez votre adresse email sur la colonne de droite.

Mercredi 2 janvier 2008

Maguy-Marin-1.jpg Ces dix œuvres furent essentielles en 2007. Elles tissent la toile fragile d’un patrimoine chorégraphique d’où se dégage un humanisme qui donne sens à notre quête d’absolu dès que nous entrons dans un théâtre.
« May B » de Maguy Marin (cf. photo) a repris la route en 2007 après avoir été créée en 1981. Avec cette pièce intemporelle, la danse nous invite au cœur de l’humanité pour continuer à défendre la « terre patrie » si chère à Edgar Morin.  Je ne peux m’empêcher d’y voir une filiation avec la compagnie « Kubilaï Khan Investigations » qui nous a offert avec « Gyrations of barbarous tribes », l’une des œuvres les plus puissantes pour redessiner les contours d’un monde dépassant les clivages nord-sud. C’est ainsi que la danse puise dans l’humanité une force pour créer les ponts entre l’orient et l’occident qu’Héla Fattoumi et Eric Lamoureux ont traduit avec talent dans « La danse de Pieze », puis Joseph Nadj et Dominique Mercy dans « Petit psaume du matin ».
De son côté, le Festival Montpellier Danse a opéré pour les générations futures, une transmission essentielle en programmant un hommage à Dominique Bagouet puis en diffusant « Meinwärts » de Raimund Hoghe. Le sida s’est donc invité en 2007, sans tapage, mais avec la ferme intention de rappeler sa place dans l'histoire de la création chorégraphique.

2007 a permis à quatre chorégraphes de dépasser la frontière entre le beau et le sublime comme une invitation pour le spectateur à se surpasser. Tandis qu’Anne Teresa de Keersmaeker avec « Steve Reich Evening » nous propulsait au cœur de la musique chaotique de Steve Reich,  Paco Décina avec « Indigo » nous proposait une itinérance pour explorer le corps dansé. Fulgurant ! Magnifique pari d’avoir su faire confiance au lâcher-prise du public pour le laisser se "trans-porter" !
Dans la même veine, Gilles Jobin avec « Double-Deux » nous immergé dans le couple, sans jamais nous y enfermer, mais pour nous y inclure. Majestueux
.

Christian Rizzo
avec « B.c, janvier 1545, Fontainebleau » n’est pas seulement un chorégraphe. C’est le plasticien de l’inconscient. La danseuse Julie Guibert nous a tous « trans-percés » avec ses talents aiguilles. SUBLIME.

Pascal Bély
www.festivalier.net

Les 10 œuvres d'un patrimoine chorégraphique.

 
En cliquant sur le titre en bleu, vous avez accés à l'article.

1- Maguy Marin. « May B ». Festival « Danse en Mai ». Aubagne. France.
2- Anne Teresa de Keersmaeker. « Steve Reich Evening ». Théâtre de Cavaillon. Belgique.
7- Raimund Hoghe. « Meinwärts ». Montpellier Danse. Allemagne.
9- Gilles Jobin. « Double deux ». Montpellier Danse / Marseille Objectif Danse. Suisse.
10- Kubilaï Khan Investigations. « Gyrations of barbarous tribes ». Théâtre des Salins. France.

Recommander - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire - Publié dans : LES CHRONIQUES DU TADORNE
Retour à l'accueil

LE TADORNE EN AVIGNON!


Vous cherchez un article?

LE TADORNE AILLEURS

VOS PRISES DE BEC

LES TERRITOIRES

LES SYNDICATIONS

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus