"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.
La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.
Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.
Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.
Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.
Il doit être content. Le metteur en scène argentin Rodrigo Garcia fait l’actualité. Après le Festival d’Avignon 2007 où il nous avait
proposé deux œuvres assez ternes (dont une carrément nulle), il récidive au Théâtre du Rond-Point à Paris avec « Et balancez mes cendres sur Mickey ». Via l’ANPE
spectacle, 15 comédiennes intermittentes viendront à tour de rôle se raser la tête sur scène pour 200 euros. Métaphore de la précarité, chacun peut voir justement dans ce geste le processus
d’humiliation, de lente reconstruction, le parcours de l’artiste à l’ère de la Sarkozy triomphante. Comme toujours avec Garcia, son théâtre s’accompagne d’une dénonciation provocante, parfois
créative. Il rencontre un public complaisant pour lui pardonner son travail souvent bâclé, à l’écriture aléatoire et au mépris affiché envers les spectateurs.
N’a-t-il donc rien à proposer que de toujours dénoncer avec les mêmes recettes
d’un système qu’il condamne ? Certes, elles lui assurent la médiatisation du landerneau culturel, mais après ? Que reste-t-il ? C’est un théâtre du « toujours
plus », où les acteurs sont assimilés à une marchandise. Rien n’est transcendé, bien au contraire. Son théâtre clive entre ceux qui ont tout compris (de gauche en général), et ceux qui ont
tort de s’indigner (souvent de droite). Il fallait entendre l’autre matin sur France Culture, la suffisance et la toute-puissance de Jean-Michel Ribes (Directeur du Rond-Point) face au
chroniqueur du Figaro, Alain-Gérard Slama.
Mais où est le débat ? Où est la proposition, celle qui nous aiderait à se projeter dans un monde de plus en plus illisible et incertain ? Où est la créativité, le dépassement des
clivages ? Rien. Nous en restons au même point : la mauvaise pensée de la droite face à la bonne conscience de la gauche.
Je n’irais pas voir Rodrigo Garcia. J’ai besoin de perspectives. D’un regard ouvert vers le futur que nous avons à construire collectivement, et non pour se réfugier dans l’univers d’un artiste
qui a tout intérêt à nous rendre claustrophobe.
Pascal Bély
www.festivalier.net
Crédit photo: © Christian Berthelot
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A lire sur "Un soir ou un autre", le compte-rendu
chez Mickey.
Les articles sur ce blog des oeuvres de Rodrigo Garcia:
Le projet du Tadorne pour
Marseille 2013

Vos prises de bec