"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.
La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.
Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.
Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.
Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.
Pour sa deuxième édition, le lieu d’expérimentations culturelles “Les bancs publics” à Marseille nous propose “Les
Rencontres à l’échelle”. L’article publié sur leur site internet est un bijou d’intelligence et démontre une fois de plus la place prépondérante des artistes à nous montrer le chemin d’un
nouveau paradigme. C’est donc bien un changement d’échelle que nous devons tous opérer. Les cadres de la Fonction Publique Territoriale présents à la formation “Conduire un projet social
complexe” que j’anime à l’ENACT de Montpellier ont trouvé dans les intentions de ce festival de quoi les conforter dans leur désir d’élargir leur horizon et de créer les articulations
porteuses de sens et de communication entre leur institution, les groupes projet et les réseaux. Alain Touraine ne disait rien d’autre l’autre soir chez l’excellente émission de Fréderic Taddei
sur France 3 (“Ce soir ou jamais”): “il nous faut changer notre façon de penser le monde et nous donner collectivement un projet au lieu de se replier dans la peur de
l’étranger”. Le changement d’échelle est partout: non pour se perdre, mais pour retrouver notre goût de l’autre, de l’inconnu et de l’incertitude comme leviers de l’innovation. Ce
festival est une opportunité pour nous ouvrir même si la petitesse de l’endroit et un public qui dépasse rarement une cinquantaine de personnes nous éloignent des grandes institutions
culturelles, si rassurantes pour nous conforter dans nos schémas!
L’installation “Sans aplats” de la compagnie “l’Orpheline est une épine dans le pied”
proposée dans une des salles des “bancs publics” laisse également perplexe. À partir des sacs quadrillés transportés par les immigrés entre le port de Marseille et les pays du Magrheb (dont
Alger,destination choisie par les auteurs Julie Kretzchmar et Guillaume Quiquerez), nous sommes projetés dans un entre-deux, comme si nous faisions partie du voyage. Les spectateurs déambulent
entre espaces visuels (images vidéo des salles d’attente des ports, interviews de voyageurs, ..) et ambiance sonore (une comédienne lit un texte tandis qu’une autre chante). Les sacs tapissent
les murs, servent de parois entre les propositions, mais je cherche le fil conducteur. Je me sens très à distance avec ces sacs qui quittent peu leur fonction d’objet d’où leur difficulté, dans
cet espace, à créer du lien entre les deux rives de la méditerranée. Pourtant, trois oeuvres remplissent cette fonction: une sculpture touchante à partir de sacs, un iMac qui retranscrit des SMS
plutôt drôles entre l’Algérie et la France et une vidéo du rivage qui se projette du haut vers le bas par un jeu de miroir.
Le projet du Tadorne pour
Marseille 2013

Vos prises de bec