Partager l'article ! Au Festival d'Avignon, Galin Stoev rejoint le monde des éphémères.: ♥♥♥♥♥ “Genèse n°2”, par le Bulgare Galin Stoev, restera l ...
Le résultat est époustouflant! Imaginez Dieu, la femme
de Loth et le prophète Jean embarqués dans un combat de mots et de corps pour connaître enfin la vérité: qu’existe-t-il après la mort? À cette question se greffent en musique de fond, les
rapports d’ Antonia Velikanova avec son médecin (Arkadii Ilyitch, nom qu’elle donne à Dieu dans son roman!). Nous sommes ainsi propulsés à plusieurs niveaux de lecture en même temps auxquels
faudrait ajouter notre lien personnel à la religion, à l’au-delà. C’est toutes ces imbrications qui font de “Genèse n°2” un petit bijou théâtral où le jeu magnifique de Vincent Lécuyer
(Arkadii Ilyitch) emporte tout sur son passage. Au delà du lien à Dieu (finalement, est-il au centre de tout?), cette oeuvre nous embarque (spatialement?!) dans la schizophrénie où la religion
tient une place de choix. La mise en scène épouse les contours de cette maladie comme le ferait un peintre face à son modèle: elle met en relief le rapport à Dieu, dessine en arrière-plan les
liens verticaux entre le médecin et sa patiente, pose ici et là des touches de poésie. Le tableau s’anime tel film de cinéma en trois-huit, éveille notre regard d’enfant (l’imaginaire comme
réponse au sectarisme religieux), nous plonge dans la douce musique de la déconstruction des mots.
Pascal Bély
www.festivalier.net
♥♥♥♥♥♥ “Genèse n°2” par Galin Stoev a été joué le 20 juillet 2007 dans le cadre du
Festival d'Avignon.
Crédit photo: © Christophe
Raynaud de Lage/Festival d'Avignon
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