Archives mensuelles : mars 2010

C’est un spectacle unique, au croisement de tant d’influences (Roméo Castellucci, Wajdi Mouawad, Pipo Delbono, Bruce Gladwin) qu’il dessine la fresque de l’étonnant spectateur qui, après tant de voyages et de migrations depuis 2005 (date de création de ce blog), se pose aux Subsistances de Lyon,  pour accueillir. Je ne connais pas Angela Laurier. Ni la contorsion, discipline de cirque. Je découvre son frère, Dominique, schizophrène, qui l’accompagne sur scène. Je ressens peu à peu la présence d’un groupe de rock, jouant… lire la suite

Le collectif Big Dance Theater fondé à New-York à profité d’une résidence à Lyon pour concevoir le projet fou d’une adaptation du magnifique «Cléo de 5 à 7», film culte d’Agnès Varda. Grand bien leur a pris d’oser ! Leur proposition est superbe, inventive, lumineuse et rend un bel hommage à la nouvelle vague.

La créativité d’Annie-B Parson, de Paul Lazar et du vidéaste Jeff Larson, mêle avec bonheur, théâtre, danse et vidéo et finit par nous entraîner dans un univers à «… lire la suite

Le Festival d’Avignon a donc fait sa conférence de presse pour présenter la 64ème édition. L’exercice ressemble à une réunion d’un « Politburo » d’autant plus qu’aucune question de la presse ne vient perturber ce savant équilibre de prise de parole, jusqu’à s’interroger sur la présence de journalistes dans la salle.

Avec plus de 50% d’abstention aux dernières élections régionales, les politiques présents sur l’estrade n’étaient pas à la fête. Ni la Maire d’Avignon, ni les élus à la culture du Conseil Général et du Conseil Régional,… lire la suite

Mais qu’est-ce qu’il nous arrive pour nous sentir aussi bien au théâtre ? Ce soir, nous sommes une petite cinquantaine de spectateurs à nous tenir groupés à « La Cité », lieu accueillant au coeur de Marseille, pour « nous ne nous étions jamais rencontrés », spectacle créé par Michel André et Florence Lloret. Tout est dans le titre : à cet instant, tout nous paraît possible, parce que le théâtre s’apprête à opérer LA rencontre.  Avec la jeunesse. Celle justement qui… lire la suite

La dernière  création de Cécilia Bengolea et François Chaignaud,  « [Castor & Pollux]« , est une performance technique de haut vol d’autant plus qu’elle a  le mérite de mettre le spectateur dans une position peu commune. Que dire d’autre sans risquer de dévoiler ce qui fait la singularité de l’objet ? Comme pour « Pâquerette », lorsque l’on sait ce qui va se passer, que nous reste-t-il à découvrir, à ressentir ou à éprouver?

J’ai rencontré leur travail lors du festival… lire la suite

En deux semaines de programmation au festival des Antipodes à Brest, nous avons navigué des rives tout juste trentenaires à celles cinquantenaires ; deux générations nous ont donné les fruits de leurs imaginaires et de leur travail, pour brosser les lignes de la création d’un présent vers un demain. Ces variations d’âges offrent, malicieusement, l’occasion d’interroger les liens d’une jeunesse dansante d’hier à celle d’aujourd’hui. Rien n’est « à jeter » dans ce que j’ai vu le premier week-end; pour ce qui est du second c’est autre… lire la suite

La saison culturelle 2009-2010 questionne, dans un contexte de changement de civilisation qui ne peut se résumer à une crise financière, économique et sociale. Depuis septembre, je cherche, non des réponses, mais des espaces pour penser le projet et éviter de tomber dans la facilité de la dénonciation. Les festivals remplissent souvent cette fonction. Or, l’été dernier, Avignon s’est entêté à décliner des esthétiques. Depuis, je scrute l’étincelle. Dans l’aire marseillaise, nous connaissons une saison théâtrale globalement cauchemardesque, faute d’ambitions, de moyens et de propositions. Dernièrement, les Hivernales d’Avignon n’ont… lire la suite

Au-delà des institutions bien loties, la diffusion de la danse me paraît de plus en plus fragilisée. Nous perdons, me semble-t-il, la vision sur sa place dans une société qui ne cesse de « jouer » avec le corps et de bafouer l’éthique du vivant. Il nous faut donc investir des territoires où spectateurs, artistes et programmateurs élaborent un discours, non pour l’enfermer dans une rhétorique, mais pour l’ouvrir vers un espace circulaire. Nous avions à l’automne dernier salué l’initiative du chorégraphe marseillais Michel Kelemenis. Avec «… lire la suite

C’est à Lambesc, petite ville du pays d’Aix en Provence, où le chorégraphe Michel Kelemenis nous invite pour voir, revoir, « Besame Mucho ». Comme au bon vieux temps des tournées en caravane, je l’imagine transporter sa danse pour y déposer un mouvement poétique, ressource inépuisable d’un imaginaire partagé. Alors que nous vivons une crise profonde de civilisation, la danse doit quitter nos théâtres « dorés » pour s’engager dans les terres. Parce qu’elle est l’art de la régénérescence, elle se doit de labourer.

Créée en… lire la suite