Archives mensuelles : août 2007

Le ?Sculpture Projects de Münster?, manifestation décennale d'art contemporain, née en 1977, sème dans toute la ville des amateurs qui, plan en poche, cherchent l'Oeuvre comme si c'était celle de toute leur vie. Plus de soixante-dix artistes (dont trente pour cette année), reliés par l'histoire de ce territoire, nous offrent un périple qui vaut, à bien des égards, les voyages à l'autre bout de la planète. Cette ville, quasiment détruite au cours de la dernière guerre, retrouve une histoire par l'art contemporain: cette belle dialogique place le visiteur… lire la suite

CieSylvainGroud-Bataille-intime-DavidMorganti-01.jpgAu c?ur du massif du Trieves, à quelques kilomètres de la petite ville de Mens, une foule compacte se presse à l'entrée de la grange du Percy. Les bénévoles du festival Mens Alors ! indiquent au public que la jauge est déjà atteinte et que les prochains à entrer seront mal assis. Qu'importe ! Les festivaliers s'entassent pour voir « Bataille intime« , le duo de Sylvain Groud et Bruno Bayeux.
Utilisant en guise de rideau d'immenses portes qui accueillent et masquent la lumière au fond de l'espace scénique,… lire la suite

 1ère partie : Edgar Morin, l’artiste associé.

Pour cette 61e édition, le spectateur a dû chercher la cohérence d’une programmation hétérogène, sans ligne conductrice où la fonction d’artiste associé n’a pas joué pleinement son rôle.

En effet, il fut difficile de cerner le projet de ce festival, écartelé entre les expérimentations (approximations ?) artistiques des « amis » de Frédéric Fisbach et les metteurs en scène confirmés porteurs d’un propos engagé et engageant (Ariane Mnouchkine, Jean-Pierre Vincent,KrzysztofWarlikowski, Guy Cassiers).… lire la suite

Un lecteur fidèle (Octave) nous fait parvenir son regard sur une exposition d’Art Contemporain.

Il est toujours difficile de situer l’intérêt d’expositions accumulatives comme celle-ci avec plus de trente artistes dans l’espace réservé la plupart du temps à des propositions monographiques. Un peu comme aux puces, il faut piocher. Je n’ai ressenti aucune unité, aucune direction, juste la vision d’un éclatement dans tous les sens, de recherches tous azimuts.

J’y suis allé le dimanche 15 juillet: trois pièces video ne fonctionnaient pas! Cinq artistes m’ont particulièrement touché.
nimes-2.JPGDe Lara Favaretto.… lire la suite

Au Festival d'Avignon, Garcia se carbonise.

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Comment relier « insideout » par Sacha Waltz à « Cruda. Vuelta y vuelta. Al punto. Chamuscada » de Rodrigo Garcia, deux oeuvres vues dans la même soirée ? C'est un exercice d'autant plus délicat que je sors de la première proposition déstabilisé et que la deuxième m'attend sans me donner la moindre occasion de souffler un peu ! Si Sacha Waltz me propose un nouveau positionnement dans ce monde chaotique, Garcia me le sert sur un plateau, avec les bruits, les odeurs et… lire la suite

file-2419W-copie-1.jpgAu Festival d’Avignon, la recherche décomplexée de Gildas Milin.

??? C'est un groupe de sept acteurs, circulant dans un environnement tout blanc, où sur les murs des photos et dessins de papillons sont posés telles des radiographies (de notre métamorphose en chenille ?). À terre, des canettes de bière au graphisme papillonné forment une ?uvre d'art contemporain. Avec « Machine sans cible », l'auteur et metteur en scène Gildas Millin soumet sa troupe à une expérience grandeur nature devant un public dont on ne sait plus à la fin ce qu'il… lire la suite


Le beau manifeste de Novarina au Festival d’Avignon.

????? Valère Novarina investit la Cour d'Honneur. Le décor surgit des catacombes du Palais des Papes (pyramides ouvertes, presque taguées, et brèches béantes). En m'installant, je suis intimidé, comme si cette cour m'imposait son mythe. Elle m'assagit et m'enlève les mots de la bouche. Justement, avec « L'acte inconnu » de Valère Novarina, les mots sont sur scène et forcent mon écoute, requiert ma totale disponibilité. Je le suis, car la première heure est un enchantement, un hommage à l'écriture, au théâtre,… lire la suite

Avec « Les Ephémères » au Festival d’Avignon, tout devient possible.

??????  Sous un soleil de plomb, nous arrivons à 14 heures, au Parc des expositions de Chateaublanc, au sud d'Avignon. L'endroit est laid, angoissant, à l'image d'une ville désertée après un bombardement radioactif. En franchissant l'entrée, nous ressentons déjà que la troupe du Théâtre du Soleil a investi le lieu pour retrouver, après douze années d'absence, le public du Festival d'Avignon. La crise des intermittents de 2003 avait annulé les représentations du « dernier Caravansérail » malgré… lire la suite

file-6408-1W.jpgC'est le dernier spectacle de mon aventure festivalière. Je ne ressens pas la tristesse de l'an passé mais plutôt un soulagement comme si cette 61e édition, au parcours chaotique, finissait par me lasser, d'autant plus que « Nine Finger » vu quelques heures auparavant, m'a laissé sans voix et avec peu d'énergie. A quoi bon ce Roi Lear mis en scène par Jean-François Sivadier pour quatre heures d'un drame shakespearien ? C'est sans compter sur cette troupe qui sait fidéliser son public.
« La vie de Galilée » présentée au… lire la suite